Claudine et Philippe Thimister, couple de photographes amateurs, partagent les mêmes passions pour la nature et les voyages. Ils sont engagés dans diverses associations de protection de la nature.

Le lac Baïkal est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Contenant 20 % des eaux douces de la planète, il en est le plus grand réservoir. Les parcs nationaux et les réserves naturelles occupent la plupart de son littoral, très peu peuplé. Si le lac était vidé, une année entière ne suffirait pas à remplir son bassin en détournant l'ensemble
des rivières du monde.

En hiver, l’épaisseur de la surface gelée atteint plus d’un mètre. Beaucoup de voyageurs se déplacent sur patins, bicyclettes, traîneaux. D’autres marchent plusieurs centaines de kilomètres et y dorment sous tentes.

La glace craque sans cesse. Le froid intense provoque des fissures larges de 2 à 3 mètres d’où émergent de véritables chefs-d’œuvre de glace. Longues de 10 à 30 kilomètres, elles divisent la glace sur différentes zones, chaque année, pratiquement aux mêmes endroits. Dès lors, les poissons ne meurent pas de manque d’oxygène.

Une signalisation autorise la circulation motorisée y compris les camions jusqu’à 10 tonnes. Mais, de très nombreuses âmes se rencontrent dans les profondeurs! L’eau gèle couche par couche. La glace offre des motifs différents ou une telle transparence que l’on y voit des bulles, prenant de belles teintes blanches. Elles se développent à partir du méthane gazeux produit par les algues. La seule rivière qui coule du lac est Angara. 336 autres cours d’eau se jettent et gèlent dans le lac. Les phoques endémiques se réfugient dans les estuaires du nord.

Le lac Baïkal est un endroit atypique, énigmatique, enchanteur, merveilleux !

  • Nom de l'exposition Un jour, sur le lac gelé
  • Origine Belgique
  • Site d'exposition Cathédrale Saint-Aubain