Henri van Vliet (1970) vit avec sa femme Léonie dans la Veluwe depuis plus de vingt ans, dans le village de Hoenderloo, une véritable enclave dans la nature au cœur du parc National de la Haute-Veluwe. Pour lui, le paysage de la Veluwe est inextricablement lié aux animaux sauvages qui y vivent. Se réveiller la nuit à cause du brame d’un cerf ou du hurlement d’un renard n’est pour lui, pas un désagrément mais un plaisir. C’est un privilège d’avoir tous ces animaux à proximité de chez soi. La Veluwe est vraiment un endroit unique pour photographier la faune et on ne trouve nulle part ailleurs aux Pays-Bas autant de cerfs, de blaireaux et de sangliers.

Henri van Vliet trouve son inspiration dans les souvenirs, les odeurs, les couleurs, les expériences, les conversations, les rêves et toutes les belles et moins belles choses qui l’entourent.

L’inspiration peut être partout. Plus vous regardez autour de vous et moins vous devez chercher. La nature est le sujet qui le surprend et l’étonne le plus.

Bien qu’Henri photographie parfois assez instinctivement, faire une photo n’est cependant pas un processus automatique. Il recherche en permanence à construire des images différentes, plus puissantes et plus belles : «En tant que photographe, je me pose beaucoup de questions avant d’appuyer sur le déclencheur. » Les plus importantes sont : qu’est-ce que je veux montrer, pourquoi je veux le montrer et comment puis-je le traduire en une image attrayante?

En agissant de manière créative avec les sujets qui sont à votre disposition, vous pouvez parfois réussir à rendre fidèlement l’atmosphère que vous aviez en tête. »

En regardant le travail du photographe de nature professionnel Henri van Vliet, vous êtes rapidement transporté dans la forêt, toujours plus loin, toujours plus profondément. Il vous emmène hors des sentiers battus, sur des sentiers sombres et sinueux pour explorer le côté obscur de la nature. Les contours parfois deviennent flous et vous devez cligner des yeux plusieurs fois pour comprendre ce que vous voyez. La couleur tend à disparaître et comme au crépuscule, on ne voit plus que des contrastes en noir et blanc, comme parfois un mouvement vague de quelque chose qui ressemble à un bois. L’obscurité règne, mais si vous regardez attentivement, vous pouvez voir un blaireau entre les feuilles et si vous regardez de plus près, vous verrez encore bien plus de choses …. Vous pouvez presque sentir l’atmosphère nocturne de la forêt humide et froide ou sentir l’odeur de la mousse fraîche. Une promenade à travers les images d’Henri n’est peut-être pas des plus facile, car souvent les repères manquent et vos yeux doivent parfois s’habituer à ce qu’ils ne voient pas, mais c’est cela qui rend le voyage aussi excitant ….!

  • Nom de l'exposition « Hidden Veluwe »
  • Origine Pays-Bas
  • Site d'exposition Parlement de Wallonie