« Je bois, tu feuilles, il branche, nous bourgeons, vous hêtres, ils forêts. »
C’est la conjugaison rêvée de l’humain et de l’arbre. Une harmonie parfaite, une entente idéale, une union salvatrice, un compromis nécessaire. Un amour à faire trembler les feuilles de l’être, un lien du sang et de sève pour réconcilier l’humanité avec ses racines lointaines et végétales, profondes mais communes. Les feuilles naissent, prennent mille formes et mille couleurs. Elles transforment la lumière en matière nutritive puis s’envolent en dansant avec les vents d’automne. Elles reviendront. Les feuilles reviennent toujours. Vivantes, elles assurent la photosynthèse essentielle à la croissance de l’arbre, mortes elles enrichissent l’humus d’éléments minéraux. Ainsi va le cycle de leur vie. Le bois et les feuilles sont omniprésents dans notre existence. Il y a toujours un arbre quelque part, dans nos souvenirs ou notre quotidien. Un arbre qui offre des pommes et des mirabelles, un arbre qui propose un abri contre la pluie et la solitude ou un autre qui capte nos émotions pour les transformer en force de vivre.

L’exposition s’ouvre sur une paréidolie. Un tronc d’arbre qui semble être le corps d’une femme dénudée. Un arbre-mère, l’origine du monde version sylvestre. Ce travail s’inscrit dans une démarche artistique et poétique. Les images sont quasiment toutes prises à proximité du domicile de Bruno et les sujets sont très communs.

Il a cherché une approche personnelle et originale en utilisant différentes techniques comme le high-key, la double et la triple exposition, la macro, le flou de mouvement.

Bruno accompagne chaque image d’un petit texte de sa composition, une poésie, une réflexion, quelques mots contre ces maux qui éloignent toujours plus les êtres de chair et les êtres de bois.

  • Nom de l'exposition Je bois, tu feuilles, il branche
  • Origine France
  • Site d'exposition Eglise Saint Joseph