Le noir et blanc et la macro, deux mondes que tout sépare, deux mondes que Alfred Blaess a tenté de réunir. Le noir et blanc continue aujourd’hui de fasciner et à ses yeux permet une simplification visuelle de ses images ; c’est en somme l’art de la réduction. C’est aussi un choix émotionnel qui s’impose
de lui-même avec certaines atmosphères mais pas forcément avec la macrophotographie ; et c’est là justement que le photographe doit trouver le bon sujet et la bonne lumière pour que le noir et blanc puisse s’exprimer pleinement et donner cette vision irréelle des choses. Le noir et blanc accroche la lumière du petit matin, met les lignes et les courbes en valeur et donne une dimension abstraite et poétique. C’est un vrai choix esthétique et artistique : une philosophie qui nécessite un cheminement de pensée particulier. Alfred a voulu s’échapper des méandres de la couleur et offrir un regard monochrome sur la macrophotographie et les ambiances matinales en particulier : la rosée, les herbes, les insectes…
Cela lui trottait dans la tête depuis un moment : faire du noir et blanc au mpe 65 mm et en focus-stacking !
L’aube était son univers. Les libellules, les hautes herbes et leurs hôtes, la rosée du matin ses sujets. Tout s’enchevêtrait et s’entremêlait pour former les tableaux monochromes de cette exposition.

  • Nom de l'exposition Aube Monochrome
  • Origine France
  • Site d'exposition La Bourse