Urbex

Depuis des siècles l’homme modèle la nature à sa façon. L’explosion démographique ainsi que les besoins grandissants de nos sociétés modernes ont pour conséquences une urbanisation importante.

Au fil du temps, certaines constructions humaines se voient, pour diverses raisons, abandonnées par l’homme. Imaginez à quoi pourrait ressembler une ancienne mine ou une ancienne gare laissée pour compte depuis 30 années… La vision est presque toujours apocalyptique et le chaos omniprésent. Les éléments naturels vont progressivement éroder les structures ainsi que les toitures provoquant ainsi à terme un effondrement des bâtiments les plus solides. Les pilleurs, les graffiteurs et les vandales, quant à eux, achèvent de donner cette impression de désolation lorsque l’on découvre ces lieux. Souvent le  silence est total et seul le bruit du vent vient troubler cette vision de fin du monde.

Cependant, et c’est peut-être cela le plus invraisemblable, la nature s’évertue à reprendre le dessus avec une énergie et une ingéniosité surprenante. Elle
décompose et recompose à sa façon ce que nous avons pris sans son accord et nous donne une magistrale leçon de son infinie faculté d’adaptation.
La végétation redevient rapidement florissante et les arbres poussent aux travers des toitures ou bien s’appuient sur des murs, défiant ainsi les lois de la gravité. Les animaux, quant à eux, semblent s’accommoder de ces nouveaux mondes même dans des terres aussi contaminées et polluées que celle de la zone d’exclusion autour de la centrale de Tchernobyl…étonnant n’est-ce pas ?

 

Pilote professionnel et photographe amateur, je consacre une partie de mes loisirs à explorer ces anciennes mines ou châteaux abandonnés, principalement en Belgique. Depuis les airs les détails nous échappent offrant une vue privilégiée et un peu faussée de la réalité. La curiosité et l’excitation me pousse à l’exploration des mêmes endroits, cette fois les chaussures aux pieds et l’appareil en bandoulière.

Le tableau est ainsi complet.

La qualité des vues aériennes est toujours très dépendante des conditions climatiques ainsi que de la lumière. Au sol c’est différent… la composition et l’imagination rentrent plus en ligne de compte dans ces lieux de désolation et d’émerveillement à la fois.

Toujours le plaisir de photographier est au rendez-vous.

  • Titre La nature reprend ses droits
  • Origine Belgique
  • Site d'exposition Église Notre-Dame d'Harscamp